Un graffiti est une inscription calligraphiée ou un dessin tracé, peint ou gravé sur un support qui n'est normalement pas prévu à cet effet. Longtemps refoulé, le mouvement connaît un essor international, qui selon les points de vue, paraît comme un moyen d'expression, comme un art visuel, comme une nuisance urbaine ou comme un facteur d'insécurité.
Graffiti vient de l'Italien graffito (qui au départ désignait un stylet à écrire) où le mot a le même sens qu'en français.
Le mot italien graffiti dérive du latin graphium (éraflure) qui tire son étymologie du grec graphein (γραφειν) qui signifie indifféremment écrire, dessiner ou peindre.
En français, les graffitis issus de la tradition new-yorkaise et associés à la culture Hip Hop sont souvent appelées graffs (mais les pochoiristes des années 1980 parlaient aussi de graffs), parfois improprement orthographiés graphes. Les auteurs de ces graffitis sont appelés graffeurs et graffiti-artists plutôt que graffiteurs.
En anglais, on parle de graffiti-artists, writers ou encore aerosol artists.
On distingue généralement le graffiti de la peinture murale par le statut illégal ou en tout cas clandestin, de l'inscription.
Le graffiti urbain se développe souvent dans un contexte de tensions politiques : pendant les révolutions, sous l'occupation, pendant la guerre d'Algérie, en mai 1968, sur le Mur de Berlin ou dans les régions où se posent des problèmes d'autonomie (Bretagne des années 1970, Irlande du Nord), etc.). Vers la fin des années 1960 et dans plusieurs pays des deux côtés de l'Atlantique, du fait notamment de la disponibilité d'aérosols de peintures émaillées (originellement destinées à la peinture d'automobiles), une partie des graffitis a gagné une vocation esthétique.

